Les Aventures de Rabbi Jacob 1973

Louis 199

À Brooklyn, le rabbin Rabbi Jacob et son secrétaire Samuel se rendent à Paris pour la Bar Mitzvah d’un jeune parent, David Schmoll. De nombreux hassidim envahissent le taxi pour accompagner leur vénérérebbe à l’aéroport JFK, ce qui se révèle assez pratique pour passer outre les embouteillages, au sens propre.

Au volant de sa rutilante Citroën DS équipée d’un téléphone automobile et surmontée d’une barque à moteur nommée la Germaine II, Victor Pivert et son chauffeur Salomon rentrent de Deauville sur Paris pour le mariage d'Antoinette, fille du prospère industriel, avec le zézeyant Alexandre, fils d’un général. Incarnation du grand petit-bourgeois français, persifleur, raciste et sûr de la supériorité des valeurs de son petit monde, le sieur Pivert double aussi allègrement qu’illégalement les voitures qui ont le tort de se trouver sur son passage, insultant au passage celles des automobilistes étrangers. Or ce raciste patenté qui s'amuse de voir les Noirs convoler dans des Rolls blanches autant qu'il s'étrangle en découvrant que le marié est blanc, apprend avec un mélange de stupeur et de consternation que Salomon est juif, neveu de Rabbi Jacob de surcroît. Recevant un appel de sa femme Germaine, dentiste de son état, Victor Pivert tente de détourner ses reproches en lui faisant part, sur le ton de la confidence, de la judéité de leur chauffeur. Celui-ci, tendant l'oreille, en perd la conduite des yeux et provoque une sortie de route.

À Paris, Mohammed Larbi Slimane se rend au café Les Deux Magots où il pense avoir rendez-vous avec un camarade révolutionnaire. Cependant, il apprend rapidement avoir été piégé par la police secrète de son pays, et tente vainement d’échapper au commando dirigé par le sinistre colonel Farès avant d’être assommé, enfermé dans un coffre et emmené en quelque endroit perdu pour la suite des évènements.

Leur route croise celle de Pivert, resté seul après avoir congédié son employé qui refusait de remorquer la voiture tombée à l’eau ou d’en allumer les phares à chabbat. Priant Saint-Antoine de Padoue de lui venir en aide, l’industriel aboutit inopinément dans l’usine de chewing-gum Le Yankee, que le commando Farès a choisi pour son isolement afin d’interroger le dissident politique Slimane. Distrait par un appel de Pivert qui croit avoir affaire à la police, Farès et ses sbires laissent Slimane sous surveillance légère. Celui-ci parvient à s'échapper, entraînant malgré lui dans sa cavale un Victor Pivert tombé dans la cuve de gomme liquide et pris à tort pour un tueur par la police française qui, dépêchée par Salomon, croit l’avoir vu abattre deux hommes de main de Farès. Poursuivis par les polices de France et du pays arabe, Slimane se rend à l’aéroport d’Orly avec Pivert pour otage.

Slimane doit impérativement rentrer dans son pays pour y mener la révolution. Les deux hommes se retrouvent ainsi à l'aéroport d'Orly mais Farès et ses sbires les retrouvent. Alors que Rabbi Jacob et Samuel débarquent tout juste de New York, Pivert et Slimane volent les vêtements de deux autres rabbins hassidiques, Pivert s'affublant en outre d'une fausse barbe, afin d'échapper à leurs poursuivants. Dans le hall de l'aérogare, ils sont alors confondus avec le vénéré rabbin et son assistant, par des Juifs Ashkénazes la famille Schmoll venue les chercher. Ils entretiennent la méprise, Pivert imitant l'accent yiddish, et sont alors entraînés, malgré eux, dans une cérémonie juive rue des Rosiers, dans le Pletzl à Paris, au cours de laquelle Victor, devenu donc « Rabbi Jacob », tombe nez à nez avec son ex-chauffeur Salomon. Ce dernier le reconnaît et le fait chanter pour retrouver son poste et une augmentation de salaire. Il aide ensuite Pivert et Slimane à organiser la cérémonie. Mais, juste après la bénédiction, Salomon reçoit un coup de téléphone de la femme de Pivert qui lui annonce que Farès est dans la synagogue et les deux hommes sont obligés de fuir. Salomon s'adresse à la foule en hébreu pour leur demander d'arrêter les poursuivants, mais se rend compte trop tard qu'il s'agit en réalité d'Andréani et de ses hommes. Commence alors pour Pivert et Slimane une course poursuite rocambolesque à l'issue de laquelle, ils sont capturés — en même temps que les vrais Rabbi Jacob et Samuel, libérés entre temps par la police — par les hommes de Farès. Mais la voiture des kidnappeurs est aussitôt cernée par des motards et un hélicoptère : le gouvernement du pays de Slimane vient de tomber et ce dernier a été nommé président par intérim. Farès retourne alors sa veste et conduit son nouveau chef d'État sur le lieu d'atterrissage de l'hélicoptère destiné à le ramener chez lui. Mais c'est aussi l'endroit où se déroule la cérémonie de mariage d'Antoinette, laquelle tombe amoureuse de Slimane et part avec lui. Pivert ne fait rien pour l'en empêcher, déclarant que sa fille est partie avec un président de la République.

Distribution:

  • Louis de Funès : Victor Pivert, le patron d'usine catholique bourgeois et raciste
  • Suzy Delair : Germaine Pivert, la femme dentiste de Victor Pivert
  • Marcel Dalio (crédité « Dalio ») : Rabbi Jacob, le rabbin qui doit célébrer la communion de David Schmoll
  • Claude Giraud : Mohamed Larbi Slimane, le révolutionnaire arabe
  • Renzo Montagnani : Farès, le chef de la police politique du pays arabe
  • Janet Brandt : Tzipé Schmoll, la Mamé, grand-mère de David et belle-sœur de Jacob
  • André Falcon : le ministre
  • Xavier Gélin : Alexandre, fils de général et fiancé d'Antoinette
  • Henri Guybet : Salomon, le chauffeur juif de Victor Pivert
  • Miou-Miou : Antoinette Pivert, la fille de Victor Pivert
  • Popeck (crédité « Jean Herbert ») : Moïshe Schmoll, le père de David, neveu de Jacob et fils de la Mamé
  • Denise Provence : Esther Schmoll, la mère de David
  • Jacques François : Jean-François, le général et père d'Alexandre
  • Claude Piéplu : le commissaire Andréani, le chef des policiers
Crédités lors du générique de fin

Dans le générique de fin, les acteurs et actrices sont mentionnés dans l'ordre alphabétique. Dans la liste suivante, leur ordre est défini en fonction de l'importance de leur rôle.

Non crédités